Presentation
Environnement : La cascade de glace est un terrain d’aventure bien spécifique qui impose des apprentissages spéciaux et nécessite une expérience originale pour appréhender avec le maximum de sécurité et de plaisir l’escalade de ce support éphémère. Comme en alpinisme, il s’agit de maîtriser un milieu autant qu’une technique. La cascade, c’est véritablement la montagne en hiver. Quelques notions sur la formation des cascades et les conditions météorologiques doivent être connues et impérativement prises en compte par le glaciairiste lorsqu’il choisit son objectif.
Débit : Les faibles débits gèlent plus facilement et sont moins sujets à des effondrements brutaux. Une alimentation en eau régulière qui ne se bloque pas dès les premiers froids permet une alimentation régulière de la cascade dont l’épaisseur et la cohérence ne cesseront d’augmenter au cours de la saison. La glace y est parfois humide, souvent moins cassante. Par contre, les forts débits (par ex. Cascade de la Pisse, Saut de la Pucelle dans la vallée de la Romanche) gèlent plus difficilement et nécessitent des périodes de froid prolongé et important pour se former. La richesse des structures formées (choux-fleurs, stalactites) et l’ambiance (persistance du débit sous la cascade de glace) sont toujours impressionnantes. Ces structures sont en règle générale très fragiles et sensibles au redoux.
Inclinaison : L’inclinaison du terrain dicte en partie la manière dont la glace va se former. Plus l’inclinaison est raide, plus la structure sera potentiellement fragile.
Orientation : L’orientation est primordiale pour estimer les conditions de gel et évaluer l’évolution des formations glaciaires. Les cascades orientées sud limitent souvent l’escalade aux périodes les plus froides de l’année. Grimper sur une structure exposée au réchauffement du soleil implique la connaissance des conditions de formation de la structure glaciaire et des conditions météorologiques des jours précédents.
Pluviosité : Un automne pluvieux est propice à la formation des cascades issues du ruissellement de l’eau sur la roche. Au contraire, un automne sec ne permettra pas la formation des cascades de ruissellement. Seuls les gros débits pourront éventuellement se former.
Conditions de gel : La glace est éphémère, elle est donc très sensible aux changements de température. Une arrivée subite du froid en début d’hiver empêchera toute possibilité de ruissellement. Au contraire, une alternance de froids et de légers redoux permettra un lent épaississement de la glace. Les redoux provoquent une fonte partielle de la neige sur les hauteurs qui va se transformer en glace et continuera d’alimenter en ruissellements les cascades qui, dès le froid revenu, se figeront. Ce type de conditions ne favorise pas la formation de gros débits qui au contraire nécessitent des périodes de froid prolongées et intenses.
Conditions nivologiques : Elles conditionnent l’approche et l’exposition de la cascade. La pratique de la cascade se fait en terrain enneigé. Elle est donc soumise à toutes les contraintes de l’évolution du manteau neigeux. Il ne faut jamais oublier que dans bien des cas, la cascade est l’axe le plus naturel de l’avalanche. Les conditions constatées en fond de vallée ne sont que très rarement celles observées en hauteur. Ainsi, le soleil réchauffera le manteau neigeux situé en hauteur, alors que le fond de la vallée restera à l’ombre. On évitera donc impérativement, après de grosses chutes de neige, l’escalade de cascade connue pour drainer des avalanches.
photos : Marie-Line MAR
Equipe
Responsable de l'activité : Daniel COUTURIER
Qui participe à cette activité ? - Responsable - Animateurs de sortie - Membres réguliers |
Photos |
Commentaires de l'intéressé |
| Daniel Couturier |
|
|
| |
|
|